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Après l'IMC, l'IMA ( indice de masse adipeuse)

18 mars 2011 - Des chercheurs1 américains ont mis au point une nouvelle mesure qu’ils estiment plus précise que le traditionnel indice de masse corporelle (IMC) pour évaluer l’excès de poids. Il s’agit de l’indice de masse adipeuse2 (IMA), qui est basé sur la mesure de la circonférence des hanches et la grandeur.

Cet indice a été mis au point pour tenter de corriger le manque de précision de l’IMC qui fait l’objet d’un débat dans le monde médical depuis quelques années, car il ne convient pas à tous les patients.

En effet, l’IMC ne permet pas de distinguer la masse adipeuse de celle non adipeuse qui peut résulter de la masse musculaire. C’est notamment le cas chez les athlètes et les culturistes. L’IMC omet également de tenir compte de l'ossature et de la répartition des graisses, qui varient selon l’âge et l’origine ethnique, notamment.

Afin de voir s’ils ne pourraient pas concevoir un meilleur indice, les chercheurs ont utilisé des données provenant d’un projet de recherche en cours mené auprès de 1 733 personnes d’origine mexicaine dont la mère avait souffert du diabète gestationnel.

Après avoir analysé une série de variables, ils ont découvert que la circonférence aux hanches et la grandeur sont les meilleures variables pour estimer la masse adipeuse réelle d’une personne, tant chez les hommes que chez les femmes.

Ce nouvel indice a été validé à l’aide de données provenant d’un autre projet de recherche en cours pour lequel les 223 participants sont des sujets d’origine afro-américaine. Pour les chercheurs, cela signifie que l’IMA semble résister, à première vue du moins, aux variations liées à l’origine ethnique telles qu’observées avec l’IMC. D’autres études sont toutefois nécessaires pour le confirmer, notamment auprès de gens d’origine asiatique et caucasienne.

Peu de preuves pour l’instant

Si ce nouvel indice est simple et intéressant, ses preuves restent à faire, selon le Dr Paul Poirier de l’Institut de cardiologie et de pneumologie de l’Hôpital Laval, à Québec.

« L’indice de masse corporelle n’est pas parfait, mais il est utile pour prédire les risques d’événements cardiovasculaires, rappelle-t-il. Pour instant, on ignore toujours si c’est aussi le cas pour l’IMA, car aucune étude n’a encore été faite. »

Certes, l’IMC a des limitations qui ont conduit nombre de scientifiques à chercher une nouvelle mesure d’adiposité capable d’évaluer les risques de souffrir de diabète, d’hypertension et autres maladies cardiaques chez les adultes et les enfants.

« Il peut cependant être utilisé en complémentarité avec d’autres mesures, comme le tour de taille, pour raffiner l’évaluation. Cela demeure simple et pratique », dit le Dr Poirier.

 

Le regime méditerranéen

 

Le régime méditerranéen ralentirait le déclin des facultés cognitives

13 janvier 2011 – Le régime méditerranéen permettrait de retarder le déclin cognitif chez les personnes âgées, conclut une nouvelle étude américaine1.

À l’aide de questionnaires, les chercheurs ont analysé l’assiette de 3 759 Américains âgés de 65 ans et plus pendant 7 ans. Puis, ils ont mesuré leur degré d’adhésion au régime méditerranéen. Tous les 3 ans, ils ont testé les facultés mentales des participants, comme la mémoire et les mathématiques de base.

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Les gras trans soupçonnés d’accroître le risque de dépression

 

Les gras trans soupçonnés d’accroître le risque de dépression

 15 février 2011 – En plus d’être nuisibles pour la santé du coeur, les gras trans industriels - que l’on trouve dans les biscuits, les beignes, la margarine, etc. - seraient associés à un risque de dépression plus élevé.

C’est ce que suggèrent des chercheurs européens qui ont recruté 12 059 diplômés universitaires espagnols, à qui ils ont demandé de remplir un questionnaire détaillé sur leurs habitudes alimentaires. Ils ont ensuite collecté des informations sur la santé des participants, sur une période de 6 ans en moyenne.

Au sein de la cohorte, 657 individus ont ressenti des symptômes de dépression au cours de cette période. Chez les plus grands consommateurs de gras trans, le risque de souffrir d’une dépression s’est avéré être 48 % plus élevé que chez les plus faibles consommateurs.

L’avis d’un psychiatre

Pour le Dr François Lespérance, chef du Département de psychiatrie du CHUM, les résultats confirment ce que les médecins soupçonnaient déjà : la bonne alimentation ne réduit pas seulement le risque de maladies cardiovasculaires ou de cancers. Elle est aussi essentielle au maintien d’une bonne santé mentale.


Dr François Lespérance

Le chercheur se fait tout de même prudent. « L’étude a démontré une association entre les gras trans et la dépression, note-t-il, mais on n’a pas encore prouvé qu’il y a un lien de causalité entre les deux. » Il n’est pas exclu, par exemple, que les participants au sein de la cohorte dont les revenus étaient les plus bas étaient plus enclins à manger des aliments camelotes. Or, les individus moins fortunés pourraient également être plus enclins à la dépression. Le revenu serait alors le facteur déterminant. Pour avoir le coeur net sur le rôle des gras trans, les chercheurs devront mener d’autres études, soutient-il.

Selon le Dr Lespérance, il n’est cependant pas nécessaire d’attendre la confirmation des résultats pour agir. « Notre mode de vie n’a pas d’impact que sur un seul système physiologique, comme le système sanguin, mais sur une multitude de systèmes, dont le système nerveux central. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une panacée, bien manger et faire de l’exercice forme la première ligne de défense contre les problèmes de santé mentale. »

L’étude comportait une bonne nouvelle : la consommation de « bons gras » (dans ce cas-ci, de l’huile d’olive) ferait baisser légèrement le risque de dépression.

 

regime méditérranéen et cholestérol

Régime méditerranéen pour réduire son cholestérol

 12 janvier 2011 - Le régime méditerranéen, connu pour ses bienfaits sur la santé du coeur, continue d'être vanté par les scientifiques. Au Canada, des chercheurs ont découvert qu'un régime fourni en noix, avocat, et huile d'olive peut contribuer à réduire le "mauvais" cholestérol.

 

Cette nouvelle étude publiée le 1er novembre dans le Canadian Medical Association Journal, étaye la thèse selon laquelle le régime méditerranéen, naturellement riche en graisses mono-insaturées, peut aider à la santé du coeur.

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